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LES PALMIERS

Le palmier devient une des plantes à la mode très souvent installée dans les jardins. Il apporte exotisme et rappelle bien souvent de bons souvenirs d’évasion lointaine. Même s’il n’est pas très adapté à la culture au Nord de la Loire, certaines variétés se démarquent et peuvent toutefois être implantées  dans ces régions. Ils apprécient tout particulièrement le climat méditerranéen et les zones océaniques car les hivers y sont doux. Ils supportent aussi les embruns.

 

 

1. LES CONDITIONS POUR INSTALLER UN PALMIER CHEZ SOI

Certains  éléments sont à prendre en compte avant l’achat d’un palmier, posez-vous les questions suivantes :

-          Est-ce que je veux le mettre en pot ou en pleine terre ?

-          Dans quel endroit de mon jardin ?

-          Quel temps ai-je à y consacrer pour en prendre soin ?

-          Quelle espèce je souhaiterais acquérir ?

-          Quel risque suis-je prêt à prendre quant à la rusticité ?

En effet, pour l’adapter à nos climats, certaines exigences sont indispensables. Le palmier en règle générale aime :

-          Beaucoup de soleil, il déteste l’ombre

-          Les espaces plutôt confinés et abrités des vents d’Ouest (humide) et du Nord (froid). Surtout, ne mettez jamais un palmier au beau milieu d’une pelouse bien dégagée sinon sont espérance de vie sera très faible.       L’idéal étant un espace encaissé et exposé au Sud.

-          La compagnie d’autres plantes plus ou moins grandes (haies, arbustes ou même vivaces) qui créent une sorte de microclimat et un confinement.

-          Les sols riches, légers et bien arrosés mais surtout très bien drainés, l’eau ne doit jamais stagner.

-          Un apport d’engrais spécial palmiers (liquide ou en granulé) une à deux fois par mois d’avril à octobre

-          Une protection pendant l’hiver.

2. QUAND ET COMMENT PLANTER SON PALMIER ?

Evidemment, vous trouvez en jardineries des palmiers à toutes périodes de l’année. Cependant, la meilleure période pour les planter que ce soit en pot ou en pleine terre reste le printemps à partir du mois d’avril. Le sol commence à se réchauffer et les racines pourront donc s’installer pendant une année avant d’affronter les gelées hivernales l’année d’après.

Si vous habitez dans une région où les hivers sont doux (températures rarement  négatives), dans ce cas, la plantation peut se faire tout l’année.

2.1. La plantation en pot

Le Choix du pot : Si vous choisissez la plantation en pot, un rempotage est nécessaire dans 9 cas sur 10. Pour cela, achetez tout d’abord un pot d’un diamètre de 15 à 20 cm plus grand que l’original. Il vaut mieux changer de pots tous les 3 à 4 ans en augmentant progressivement la taille plutôt que de le mettre dans un pot disproportionné dès le départ.

Vous pouvez choisir le type de pot que vous souhaitez, mais il devra être bien percé et drainé dans le fond.

Le Rempotage :

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Pour rempoter votre palmier, suivre les étapes suivantes :

- Commencer par préparer un mélange de substrat pour le rempotage : 2/3 de terreau agrumes ou plantes méditerranéennes et 1/3 de terre de jardin. Vous pouvez également ajouter 1 bonne poignée de granulés d’engrais spécial palmier pour 50 litres de substrat.

Percer ensuite votre pot s’il ne l’est pas

- Verser entre 5 et 10 cm de billes d’argiles en fonction de la grandeur du pot afin d’effectuer un drainage et d’évacuer l’eau excédentaire

Placer un morceau de toile de jute ou un ‘vieux textile’ au-dessus pour que le substrat ne se mélange pas au fur et à mesure dans les billes d’argiles et colmate le drainage.

Démêler un peu les racines et tremper la motte environ 10 minutes dans une bassine d’eau de pluie.

Verser un peu de substrat par-dessus puis disposez votre palmier dessus

- Combler avec le reste de substrat puis tassez  légèrement, arrosez  le tout généreusement jusqu’à ce que l’eau s’écoule du pot

- Installer un paillage minéral sur 5 cm (paillette d’ardoise, schiste, pouzzolane, etc…)

- Eviter de mettre une soucoupe sous votre pot, l’eau doit toujours s’évacuer facilement.

2.2. La plantation en pleine terre

 

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Pour la plantation en pleine terre, le plus dur  est de trouver l’emplacement au jardin qui donnera le plus de satisfaction à votre protégé. Pour la plantation en elle-même, la recette reste sensiblement la même.

La différence est le trou de plantation. L’idéal  est d’en faire un d’au moins 80 cm de profondeur sur 3 fois le diamètre du pot du palmier.

Ensuite, il faudra suivre les étapes suivantes :

-          Préparer le mélange 2/3 de terreau agrumes et plantes méditerranéennes  et  1/3 de terre de jardin,  plus l’engrais en granulés à raison d’une poignée pour 100 litres (la dose doit être plus faible qu’en pot car le palmier aura plus d’espace racinaire pour chercher les éléments fertilisants)

 

-          Verser 10 cm de billes d’argiles au fond du trou de plantation si votre terre à tendance à retenir l’eau.

 

-          Placer un morceau de toile de jute ou de ‘textile’ au-dessus pour que le substrat ne se mélange pas au fur et à mesure dans les billes d’argiles et colmate le drainage.

 

-          Démêler un peu les racines et faite tremper la motte environ 10 minutes dans une bassine d’eau de pluie.

 

-          Combler ensuite le fond du trou avec votre mélange préparé au préalable et placer le palmier de telle façon que la base du « tronc » affleure le niveau final du sol

 

-          Combler avec le reste de substrat puis tassez légèrement

 

-          Arroser généreusement

 

-          Installer un paillage minéral sur 5 cm (paillette d’ardoise, schiste, pouzzolane, etc…)

 

3. L ENTRETIEN

Le palmier en règle générale est une plante qui ne demande que peu d’entretien. Cependant, le peu qu’il demande s’avère nécessaire afin qu’il garde son côté esthétique du premier jour.

Il demandera :

-          ARROSAGE : Des arrosages copieux 1 fois par semaine si le temps est chaud et sec et tous les 15 jours pour les palmiers en pots si le temps reste humide.

Notons qu’il faut les arroser et non les noyer. Si la terre est toujours humide au moment où vous voulez arroser, abstenez-vous. Une phase de « sécheresse » de quelques jours  doit être faite entre deux arrosages. Les palmiers en pot devront également être arrosés en hiver tous les 15 jours. Cependant, n’arrosez jamais s’il gèle. 

-          REMPOTAGE : En pot, prévoir un rempotage tous les 3/4 ans tant que la taille de la plante le permet. Quand cela n’est plus possible, il faudra renouveler tous les ans les 15 premiers centimètres de terre. Installer un roule-pot  sous les pots les plus lourds afin de faciliter la manutention.

-          FERTILISATION : Apporter un engrais organique spécial palmier 1 à 2 fois par mois d’avril à octobre. Vous en trouverez en granulés ou bien liquides.

-          TAILLE : Couper  les feuilles les plus basses au fur et à mesure qu’elles se dessèchent, s’abîment et se courbent vers le bas. Le palmier développera ainsi de nouvelles feuilles bien vertes.

-          HIVERNAGE : En pleine terre, couvrez entièrement le tronc (stipe) et le cœur (zone de départ des nouvelles feuilles) avec plusieurs couche de voile d’hivernage mais en laissant le feuilles à l’air libre.   

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-          Celles-ci seront secouées si la neige venait à s’accumuler dessus.

Ici, la neige s’est grandement accumuler, il faut secouer les feuilles d’urgence !

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En pot, Ils devront également être préservés des attaques du gel en les mettant si possible dans un local à une température comprise entre 1 et 10° et exposé à la lumière. Pour les espèces les plus rustiques pouvant rester dehors, rapprochez-les de la façade sud de la maison pour les préserver des vents. De même, surélevez et couvrez le pot ainsi que le tronc pour isoler au maximum les racines du gel.

Les voiles d’hivernage permettent de gagner quelques degrés et protège des coups de vent.

-          MALADIES : Le palmier est une plante relativement résistante aux maladies et insectes. Un seul insecte peut le tuer rapidement : le charançon. Il s’agit d’un coléoptère qui pond ses œufs dans le cœur du palmier. Les larves s’y développeront et dévoreront le palmier de l’intérieur. Mais n’ayez crainte, cet insecte se  développe que dans les pays les plus chauds du pourtour méditerranéen.

Il connaitra plus couramment des attaques de cochenilles, de pucerons, ou bien des problèmes  liés  à la météo et à l’environnement dans lequel il se trouve.

4. LES VARIETES LES PLUS CONNUES

4.1. Trachycarpus fortunei ou Chamaerops excels

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Cette variété est la plus rustique. Il peut dans les bonnes conditions de cultures,  résister jusqu’à une température de -18/-20°C. En pot, il pourra résister jusqu’à -12°C du fait que ses racines sont plus exposées au gel.

C’est l’une des principales raisons qui fait que cette variété est l’une des plus démocratisées. Son deuxième point fort est son côté très décoratif.

Malgré une croissance très lente, un stipe (tronc) recouvert de fibres brunes,  fini par se former. Ces fibres forment une isolation naturelle pour le stipe du palmier.  Plus il grandit, plus son stipe s’allonge pour atteindre une hauteur de 10 mètres à l’état naturel.

Sa floraison se fait au sommet de la couronne des feuilles. De couleur jaune, des fruits noirs non comestibles  y succèderont. Ses feuilles quant à elles sont palmées et très charnues.

Ce palmier ne formera jamais ou très rarement de rejets à son pied.

C’est l’une des rares espèces qu’il est possible d’acclimater en pleine terre au nord de la Loire.

4.2. Chamaerops humilis

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TOUFFU ! Une espèce de palmier très différente du précédent. Il est beaucoup plus compact et produit bon nombres de rejets à sa base formant petit à petit des grosses touffes de palmier assez trapues.

Il résiste quant à lui en pleine terre et dans les bonnes conditions à des températures de l’ordre de -12°C, en pot -8°C.

Dans la nature, il peut former une touffe de stipes culminant à 8 mètres de hauteur.

Son stipe est lui aussi recouvert de fibres brunes mais en moins grandes quantités. Cependant, il doit être approché avec précautions car les tiges portant les feuilles sont très piquantes.

Il produit lui aussi des fleurs et des fruits semblables au Trachycarpus fortunei.  Il peut assez facilement se ressemer.

4.3. Phoenix canariensis

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ELEGANT !  Le Phœnix est un des palmiers les plus appréciés par son aspect très aérien et ses longues feuilles portées par un stipe relativement trapu et rond quand il est jeune.

Mais son aspect est sans doute l’un de ses principaux atouts au nord de la Loire car il n’est pas très rustique. C’est pourquoi cette variété doit être cultivée uniquement en pot ou bien devra être renouvelée tous les ans.

En pleine terre, il résistera difficilement à des températures inférieures à  -10°C. En pot, cette température descend à  -6°. Si vous souhaitez le conserver, rentrez  le bien dans un local lumineux hors gel pendant l’hiver.

A taille adulte, son stipe peut atteindre la taille de 20 mètres et prend l’aspect d’un véritable tronc lisse tel un arbre. Cette variété n’est pas recouverte de fibres brunes ce qui la rend plus frileuse.

Ses feuilles pennées doivent également être approchées avec précaution car le bout est très piquant.  D’autant plus qu’elles peuvent atteindre la longueur de 5 mètres.

4.4. Butia capitata

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BLEUTE ! Cette variété de palmier a beaucoup de ressemblance avec le Phoenix. Ses feuilles sont plus bleutées.

Son stipe est lui aussi dépourvu de fibres brunes et est plus charnu. 

Sa résistance au froid ne lui permet pas non plus d’être cultivé en pleine terre dans les régions du Nord. Cependant, avec une résistance de -12° dans les bonnes conditions, il est plus résistant mais moins utilisé que le Phœnix canariensis. Mieux vaut le cultiver également en pot où il résistera à -8°C.

Ce palmier apprécie les périodes de sècheresses. La couleur bleutée de ses feuilles lui offre une bonne résistance au rayon du soleil. C’est pourquoi sa rusticité est bonne mais il doit à tout prit être dans une ambiance assez sèche et très ensoleillé.

Sa floraison est jaune à rouge orangée mais n’apparait que sur des sujets d’un certain âge et s’il se plait réellement. Sa hauteur à l’état naturel avoisine les 6 mètres de haut

5. LES PROBLEMES LES PLUS COURANTS

1. Mon palmier a les feuilles qui jaunissent

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Réponse 1 : Le problème vient sans doute d’un manque de fertilisation ou d’une terre trop calcaire. Apportez  un engrais riche en magnésium ou potassium et elles  devraient reverdir.

Réponse 2 : Si le problème persiste, cela peut venir également de l’arrosage.  Laissez bien la terre sécher entre deux arrosages. Le palmier est peut être victime d’une asphyxie racinaire due à un arrosage trop important, ou bien a contrario un manque d’arrosage

2.     Les feuilles inférieures se recourbent, se tâchent, se découpent et brunissent 

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Réponse : Cela est tout à fait normal, votre palmier grandit, les feuille inférieurs doivent tout simplement être coupé à ras du stipe

3.     Mon palmier a le cœur noir, les feuilles ne sortent plus et il semble pourrir de l’intérieur

Réponse : Le cœur de votre palmier a sans doute gelé et/ou pourri à cause d’un arrosage excédentaire. Il est bon à jeter.

4.     Des petites tâches blanches comme des carapaces recouvrent les feuilles de mon palmier

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Réponse : ce sont sans aucun doute des cochenilles à boucliers. Des cochenilles farineuses, prenant l’aspect de laine blanche,  peuvent également attaquer ce genre de plantes. Un traitement systémique à base d’huile insecticide sera nécessaire si vous voulez en venir à bout.

Une protection et des préconisations sont à prendre en cas d’utilisation de produits phytopharmaceutiques. Demander l’aide d’un vendeur et respectez bien les consignes d’utilisation notées sur l’emballage.

Si vous préférez une méthode plus écologique, vous pouvez utiliser du savon noir qui fera fuir les cochenilles mais ne les tuera pas.

5.     Des tâches noires/brunes recouvrent les feuilles

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Réponse : Le problème est sans doute racinaire. Il y a soit un excès d’eau ou une carence, veillez bien aux arrosages. Ce phénomène est assez courant après un hiver qui est assez souvent humide au nord de la Loire. Si le problème est vite résolu, le palmier survivra sans problèmes.

6.     Une nouvelle feuille vient de sortir mais semble atrophiée

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Le bout de celle-ci a sans doute du geler pendant l’hiver précédent ou bien a été attaquée  par un ravageur. Seul le côté inesthétique pose réellement problème car le palmier cicatrice facilement ce type de blessure surtout si la feuille est sortie. Couper là ou bien laisser là, les feuilles suivantes seront de nouveaux normales.